🧾 Flat Tax 2026 : PFU à 31,4 %, calcul, barème et déclaration

✒️ Guide rédigé par les experts ConnectBanque – Mise à jour : 3 septembre 2026
La Flat Tax, également appelée Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), est le régime fiscal appliqué par défaut à de nombreux revenus et gains issus des placements financiers en France.
Un changement important intervient en 2026 : pour les revenus et gains concernés à compter du 1er janvier 2026, le taux global de référence passe de 30 % à 31,4 %, en raison de la hausse des prélèvements sociaux. Il se compose désormais de :
- 12,8 % d'impôt sur le revenu ;
- 18,6 % de prélèvements sociaux ;
- soit 31,4 % au total.
Cette évolution ne signifie cependant pas que tous les placements sont automatiquement taxés à 31,4 %. L'assurance-vie, le PEA, certains PEL ou CEL, les SCPI ou encore certaines situations particulières disposent de règles fiscales spécifiques.
À retenir : le PFU s'applique par défaut aux revenus et plus-values mobilières concernés. Vous pouvez toutefois, dans certaines situations, choisir le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Ce choix doit être analysé selon l'ensemble de votre situation fiscale.
Sommaire
- Qu'est-ce que la Flat Tax ou le PFU ?
- La Flat Tax est-elle toujours de 30 % en 2026 ?
- Quels revenus sont soumis à la Flat Tax ?
- Quels revenus ne sont pas soumis à la Flat Tax ?
- La Flat Tax s'applique-t-elle aux revenus fonciers ?
- Comment calculer la Flat Tax en 2026 ?
- PFU ou barème progressif : lequel choisir en 2026 ?
- Quel est le barème progressif de l'impôt sur le revenu en 2026 ?
- Comment déclarer la Flat Tax et utiliser la case 2OP ?
- Quelle différence entre PFU et prélèvement forfaitaire non libératoire ?
- Peut-on être dispensé du prélèvement forfaitaire de 12,8 % ?
- Comment sont imposés les dividendes avec la Flat Tax ?
- Comment sont imposées les plus-values d'actions ?
- Flat Tax et assurance-vie : attention aux règles spécifiques
- Flat Tax et PEA : une fiscalité spécifique
- Flat Tax et PEL : quelles règles en 2026 ?
- Flat Tax et PER : que se passe-t-il à la sortie ?
- Flat Tax et cryptomonnaies : les règles sont-elles identiques ?
- Flat Tax et SCPI : le PFU ne s'applique pas à tous les revenus
- Quels placements sont exonérés de Flat Tax ?
- Quels sont les avantages du PFU ?
- Quels sont les inconvénients de la Flat Tax ?
- Pour conclure : que faut-il retenir de la Flat Tax en 2026 ?
-
📌 FAQ : tout savoir sur la Flat Tax et le PFU en 2026
- Quel est le taux de la Flat Tax en 2026 ?
- Pourquoi parle-t-on encore d'une Flat Tax à 30 % ?
- Que veut dire PFU ?
- Est-ce que la Flat Tax s'applique automatiquement ?
- À quoi sert la case 2OP ?
- PFU ou barème progressif : lequel est le plus avantageux ?
- La Flat Tax s'applique-t-elle aux dividendes ?
- La Flat Tax s'applique-t-elle aux revenus fonciers ?
- La Flat Tax s'applique-t-elle à l'assurance-vie ?
- La Flat Tax s'applique-t-elle au PEA ?
- Existe-t-il un seuil de 150 000 € pour bénéficier de la Flat Tax ?
- Faut-il être non imposable à l'IFI pour bénéficier de la Flat Tax ?
- Peut-on être dispensé de l'acompte de 12,8 % ?
- Comment calculer rapidement la Flat Tax en 2026 ?
Qu'est-ce que la Flat Tax ou le PFU ?
Le Prélèvement Forfaitaire Unique, couramment appelé Flat Tax, a été instauré en France en 2018 pour simplifier l'imposition d'une grande partie des revenus du capital.
Il s'applique principalement à certains :
- dividendes ;
- intérêts et revenus de placements à revenu fixe ;
- plus-values réalisées lors de la vente de valeurs mobilières ;
- revenus de comptes à terme ;
- revenus d'obligations ;
- intérêts de certains PEL ou CEL ;
- gains issus de certains autres placements financiers.
Le fonctionnement repose sur un taux forfaitaire d'impôt sur le revenu auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux.
Depuis le 1er janvier 2026, le taux global de référence est de 31,4 % : la composante d'impôt sur le revenu reste à 12,8 %, tandis que les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % pour les revenus concernés.
La Flat Tax est-elle toujours de 30 % en 2026 ?
Non, mais il existe une importante nuance de calendrier.
C'est probablement la principale source de confusion en 2026.
| Période concernée | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux | Taux global |
|---|---|---|---|
| Jusqu'au 31 décembre 2025 | 12,8 % | 17,2 % | 30 % |
| À compter du 1er janvier 2026* | 12,8 % | 18,6 % | 31,4 % |
* Pour les revenus et gains entrant dans le champ du nouveau taux de prélèvements sociaux.
Ainsi, les documents relatifs à la déclaration effectuée au printemps 2026 sur des revenus perçus en 2025 peuvent encore faire apparaître une Flat Tax de 30 %.
À l'inverse, pour les revenus financiers concernés à compter du 1er janvier 2026, le nouveau taux de prélèvements sociaux conduit à un taux global de 31,4 %.
“Déclaration 2026” et “revenus 2026” ne désignent donc pas nécessairement la même période fiscale.
Quels revenus sont soumis à la Flat Tax ?
Le PFU concerne principalement les revenus de capitaux mobiliers et certaines plus-values mobilières.
Les dividendes
Les dividendes distribués par des sociétés sont en principe soumis au PFU.
Sous le régime forfaitaire :
- 12,8 % correspondent à l'impôt sur le revenu ;
- les prélèvements sociaux applicables s'ajoutent ;
- l'abattement de 40 % sur les dividendes n'est pas appliqué.
En revanche, lorsque le contribuable choisit le barème progressif, les dividendes éligibles peuvent bénéficier de l'abattement de 40 %.
Pour connaître les différentes cases fiscales, les abattements et les modalités déclaratives, retrouvez notre guide consacré à la déclaration et à l'imposition des dividendes.
Les intérêts
Sont notamment concernés les intérêts de nombreux placements non exonérés :
- comptes à terme ;
- obligations ;
- comptes et livrets bancaires fiscalisés ;
- certains PEL ou CEL ;
- autres placements à revenu fixe.
Les produits de placement à revenu fixe sont par défaut soumis au prélèvement forfaitaire prévu par la réglementation.
Les plus-values mobilières
Lorsque vous vendez des actions, parts sociales ou autres valeurs mobilières avec une plus-value dans le cadre de la gestion de votre patrimoine privé, cette plus-value est en principe soumise au PFU.
Pour les plus-values concernées par le taux 2026, le taux global atteint 31,4 %, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Il faut toutefois tenir compte des moins-values et, dans certaines situations, des règles particulières applicables à certains titres anciens.
Retrouvez notre guide détaillé sur la déclaration et l'imposition des plus-values d'actions en Bourse.
Quels revenus ne sont pas soumis à la Flat Tax ?
La Flat Tax ne constitue pas un taux d'imposition alternatif que l'on peut choisir pour l'ensemble de ses revenus.
Elle ne s'applique notamment pas comme régime général :
- aux salaires ;
- aux allocations chômage ;
- aux pensions de retraite ;
- aux revenus professionnels BIC ou BNC ;
- aux revenus issus d'une location nue ;
- aux plus-values immobilières ;
- à l'ensemble des revenus distribués par une SCPI.
Ces revenus possèdent leurs propres règles fiscales.
La Flat Tax s'applique-t-elle aux revenus fonciers ?
Non.
Les loyers perçus dans le cadre d'une location nue sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers et non comme des revenus de capitaux mobiliers soumis au PFU.
Ils relèvent notamment du barème progressif de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux applicables aux revenus fonciers.
Cette distinction est particulièrement importante concernant les SCPI.
La majorité des revenus distribués par une SCPI française peut provenir de revenus fonciers et ne doit donc pas être assimilée automatiquement à des dividendes d'actions soumis à la Flat Tax.
Certaines SCPI peuvent néanmoins générer d'autres catégories de revenus, notamment financiers ou étrangers, avec des règles fiscales différentes.
Pour éviter de mélanger ces régimes, consultez notre guide consacré à la fiscalité et à la déclaration des revenus de SCPI.
Comment calculer la Flat Tax en 2026 ?
Pour une situation simple, le calcul peut être résumé ainsi :
Montant taxable × 31,4 %
avec :
Montant taxable × 12,8 % = impôt sur le revenu
et :
Montant taxable × 18,6 % = prélèvements sociaux
Exemple de calcul du PFU en 2026
Prenons un contribuable percevant ou réalisant :
- 5 000 € de dividendes soumis au PFU ;
- 3 000 € de plus-values mobilières imposables au PFU.
Montant total concerné :
5 000 € + 3 000 € = 8 000 €
Impôt sur le revenu :
8 000 € × 12,8 % = 1 024 €
Prélèvements sociaux :
8 000 € × 18,6 % = 1 488 €
Total :
8 000 € × 31,4 % = 2 512 €
Dans cet exemple simplifié, le montant restant après PFU serait donc de :
8 000 € - 2 512 € = 5 488 €
Ce calcul ne tient volontairement pas compte des éventuelles moins-values, abattements, crédits d'impôt ou situations fiscales particulières.
PFU ou barème progressif : lequel choisir en 2026 ?
C'est probablement l'une des questions les plus importantes après celle du taux.
Le PFU s'applique par défaut.
Vous n'avez donc pas à cocher une case pour bénéficier de la Flat Tax.
Si vous souhaitez au contraire soumettre les revenus et plus-values mobilières concernés au barème progressif de l'impôt sur le revenu, vous devez exercer l'option correspondante lors de votre déclaration.
Cette option est notamment matérialisée par la case 2OP et s'applique globalement aux revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières entrant dans son champ.
Comparaison entre PFU et barème progressif
| PFU | Barème progressif |
|---|---|
| Impôt forfaitaire de 12,8 % | Imposition selon votre tranche marginale |
| + prélèvements sociaux | + prélèvements sociaux |
| Pas d'abattement de 40 % sur les dividendes | Abattement de 40 % possible sur les dividendes éligibles |
| Calcul plus simple | Calcul dépendant de votre situation globale |
| S'applique par défaut | Option globale à exercer dans la déclaration |
En cas d'option pour le barème, une fraction de la CSG peut également être déductible dans les conditions prévues. Certains titres acquis avant le 1er janvier 2018 peuvent par ailleurs bénéficier de règles particulières concernant les abattements pour durée de détention.
Le barème progressif est-il forcément meilleur avec une TMI à 0 % ou 11 % ?
Pas nécessairement.
Une tranche marginale d'imposition faible peut rendre le barème progressif intéressant dans certaines situations, notamment grâce à l'abattement de 40 % applicable à certains dividendes.
Mais l'option étant globale pour les revenus et gains concernés, il faut prendre en compte l'ensemble des dividendes, intérêts et plus-values mobilières du foyer, et non un seul placement pris isolément.
Le choix doit donc être simulé selon :
- votre tranche marginale d'imposition ;
- le montant des dividendes ;
- vos intérêts ;
- vos plus-values et moins-values ;
- les abattements auxquels vous avez droit ;
- les éventuels frais déductibles ;
- votre situation fiscale globale.
Quel est le barème progressif de l'impôt sur le revenu en 2026 ?
Pour l'impôt payé en 2026 sur les revenus perçus en 2025, le barème applicable par part est :
| Fraction du revenu imposable par part | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Plus de 181 917 € | 45 % |
Attention : votre taux marginal d'imposition (TMI) n'est pas appliqué à l'intégralité de votre revenu.
Seule la fraction du revenu située dans chaque tranche est imposée au taux correspondant.
Comment déclarer la Flat Tax et utiliser la case 2OP ?
Dans de nombreux cas, les établissements financiers transmettent directement à l'administration les informations fiscales relatives aux dividendes, intérêts et opérations concernées.
Les montants sont donc souvent préremplis dans la déclaration.
Vous devez néanmoins les vérifier à l'aide de votre Imprimé Fiscal Unique (IFU) ou des documents transmis par vos intermédiaires.
Si vous conservez le PFU
Le PFU constitue le régime par défaut.
Vous n'avez donc normalement pas à cocher la case 2OP pour bénéficier du prélèvement forfaitaire.
Si vous choisissez le barème progressif
Vous devez notamment cocher la case 2OP.
L'option concerne alors globalement les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values mobilières entrant dans son champ pour l'année concernée.
Avant de valider cette option, vérifiez donc qu'elle est avantageuse pour l'ensemble de vos revenus financiers concernés.
Quelle différence entre PFU et prélèvement forfaitaire non libératoire ?
Les deux notions sont souvent confondues.
Lorsque vous percevez certains dividendes ou intérêts, l'établissement financier effectue généralement immédiatement un prélèvement forfaitaire obligatoire non libératoire de 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu.
Ce prélèvement constitue un acompte.
L'année suivante, lors du calcul définitif de votre impôt, cet acompte est pris en compte.
Vous êtes ensuite imposé :
- soit selon le PFU ;
- soit, si vous avez exercé l'option, selon le barème progressif.
Le prélèvement réalisé lors du versement n'est donc pas forcément l'imposition définitive.
Peut-on être dispensé du prélèvement forfaitaire de 12,8 % ?
Oui, sous conditions de revenu fiscal de référence.
Pour les intérêts
Vous pouvez demander une dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire lorsque le RFR de l'année N-2 respecte les seuils prévus :
- 25 000 € pour une personne seule ;
- 50 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.
Pour les dividendes
Les seuils sont :
- 50 000 € pour une personne seule ;
- 75 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.
La demande doit généralement être transmise à l'établissement financier avant le 30 novembre de l'année précédant le paiement.
Attention : cette dispense concerne uniquement l'acompte de 12,8 %. Elle ne constitue pas une exonération définitive d'impôt et ne dispense pas des prélèvements sociaux.
Comment sont imposés les dividendes avec la Flat Tax ?
Pour les dividendes concernés, le PFU constitue le régime par défaut.
Dans le régime forfaitaire :
- l'impôt sur le revenu s'élève à 12,8 % ;
- les prélèvements sociaux s'ajoutent ;
- l'abattement de 40 % n'est pas appliqué.
Si vous choisissez le barème progressif, les dividendes éligibles peuvent en revanche bénéficier de cet abattement de 40 %.
C'est l'une des raisons pour lesquelles il est préférable de comparer les deux régimes plutôt que de choisir uniquement en fonction de sa tranche marginale d'imposition.
Retrouvez les différentes cases fiscales et des exemples dans notre guide sur la déclaration d'impôt des dividendes.
Comment sont imposées les plus-values d'actions ?
Hors enveloppe fiscale spécifique comme le PEA, les plus-values résultant de la vente de valeurs mobilières sont en principe soumises au PFU.
Pour les gains concernés par le taux 2026, le taux global atteint 31,4 %.
Il faut cependant tenir compte des moins-values.
Les éventuelles moins-values mobilières peuvent être imputées selon les règles fiscales applicables et modifier le montant réellement taxable.
Par ailleurs, certains titres acquis avant le 1er janvier 2018 peuvent bénéficier d'abattements pour durée de détention si le contribuable choisit le barème progressif et remplit les conditions prévues.
Toutes les explications sont disponibles dans notre guide consacré à l'imposition des plus-values d'actions.
Flat Tax et assurance-vie : attention aux règles spécifiques
L'assurance-vie ne doit surtout pas être résumée à une Flat Tax automatique de 31,4 %.
Sa fiscalité dépend notamment :
- de la date des versements ;
- de l'ancienneté du contrat ;
- du montant des primes versées ;
- du montant des gains retirés ;
- et du choix éventuel du barème progressif.
Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, l'impôt sur le revenu applicable aux gains est notamment de :
- 12,8 % pour un contrat de moins de huit ans ;
- après huit ans, 7,5 % pour certaines primes entrant dans les limites réglementaires ;
- 12,8 % pour la fraction correspondant aux primes excédant le seuil applicable.
Après huit ans, un abattement annuel sur les gains retirés s'applique également :
- 4 600 € pour une personne seule ;
- 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.
Le seuil de 150 000 € que l'on rencontre dans certaines règles de l'assurance-vie n'est donc pas un seuil général d'application de la Flat Tax.
Pour comparer les contrats, leurs frais, les supports et les modes de gestion, consultez notre comparatif des meilleures assurances-vie.
Linxea : une offre d'assurance-vie à connaître

Linxea propose plusieurs contrats d'assurance-vie et PER avec notamment des fonds en euros, unités de compte et différents modes de gestion.
L'intérêt d'un contrat ne doit cependant pas être évalué uniquement en fonction de sa fiscalité : les frais, la richesse des supports, l'assureur, les modes de gestion et votre profil d'investisseur doivent également être étudiés.
Retrouvez notre avis complet sur Linxea.
Placement Direct : plusieurs solutions d'épargne à comparer

Placement Direct propose notamment des contrats d'assurance-vie et des solutions dédiées à la préparation de la retraite.
Comme pour Linxea, le choix doit être effectué en regardant l'offre dans son ensemble : supports accessibles, fonds en euros, frais, modes de gestion et niveau d'accompagnement.
Consultez notre avis complet sur Placement Direct.
Flat Tax et PEA : une fiscalité spécifique
Le Plan d'Épargne en Actions ne suit pas le fonctionnement fiscal classique d'un compte-titres.
Tant que les gains restent à l'intérieur du PEA, les achats, ventes et arbitrages ne déclenchent pas à chaque opération l'application du PFU.
La fiscalité dépend principalement de l'ancienneté du plan et du moment du retrait.
Après cinq ans, les gains retirés bénéficient notamment d'une exonération d'impôt sur le revenu, tout en restant soumis aux prélèvements sociaux selon les règles applicables.
Le PEA peut donc présenter un intérêt fiscal à long terme, mais les investissements détenus à l'intérieur restent soumis à un risque de perte en capital.
Pour comparer les offres selon les supports accessibles, les outils, le suivi, les frais et l'accompagnement, consultez notre comparatif des meilleurs PEA en ligne.
Flat Tax et PEL : quelles règles en 2026 ?
La fiscalité du Plan Épargne Logement dépend principalement de sa date d'ouverture.
PEL ouvert jusqu'au 31 décembre 2017
Les intérêts bénéficient de règles fiscales différentes selon l'ancienneté du plan.
PEL ouvert depuis le 1er janvier 2018
Les intérêts sont imposables dès la première année.
Ils supportent par défaut l'impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 12,8 %, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux applicables.
Le contribuable peut également choisir le barème progressif si l'option globale est plus favorable à sa situation.
Il convient donc de toujours tenir compte de la date d'ouverture du PEL avant de déterminer sa fiscalité.
Flat Tax et PER : que se passe-t-il à la sortie ?
Le Plan d'Épargne Retraite dispose lui aussi de règles fiscales particulières.
La fiscalité dépend notamment :
- du caractère déductible ou non des versements à l'entrée ;
- d'une sortie en capital ou en rente ;
- de la part correspondant aux versements ;
- de la part correspondant aux gains.
Dans certains cas de sortie en capital, la fraction correspondant aux gains peut être soumise au prélèvement forfaitaire applicable.
Pour comparer les contrats, les supports, les modes de gestion et la fiscalité, retrouvez notre comparatif des meilleurs PER en ligne.
Flat Tax et cryptomonnaies : les règles sont-elles identiques ?
La fiscalité des actifs numériques dispose de son propre cadre.
Pour un particulier réalisant des cessions imposables dans le cadre de la gestion de son patrimoine privé, les plus-values sur actifs numériques sont soumises au régime fiscal applicable à cette catégorie.
Il est également possible d'opter dans certaines situations pour le barème progressif, mais les modalités déclaratives ne sont pas exactement celles des revenus mobiliers classiques.
Par exemple, la case 2OP utilisée pour les revenus de capitaux mobiliers ne doit pas être automatiquement transposée aux actifs numériques.
Les activités professionnelles, le minage ou certaines autres opérations obéissent également à des règles différentes.
Pour éviter toute confusion, consultez notre guide complet sur la fiscalité et la déclaration des cryptomonnaies.
Flat Tax et SCPI : le PFU ne s'applique pas à tous les revenus
Une SCPI peut générer plusieurs catégories de revenus.
La majorité des revenus provenant de biens immobiliers détenus en France correspond généralement à des revenus fonciers, qui ne sont pas soumis au PFU comme des dividendes d'actions.
Une SCPI peut toutefois également percevoir :
- certains revenus financiers ;
- des revenus immobiliers provenant de l'étranger ;
- des plus-values immobilières.
Le traitement fiscal dépend donc de la nature du revenu.
Il serait incorrect d'affirmer qu'une SCPI est globalement « soumise à la Flat Tax ».
Retrouvez les différents cas dans notre guide consacré à l'imposition et à la déclaration des revenus de SCPI.
Quels placements sont exonérés de Flat Tax ?
Certains produits d'épargne réglementée restent exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux dans les conditions prévues.
C'est notamment le cas :
- du Livret A ;
- du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) ;
- du Livret d'Épargne Populaire (LEP) ;
- du Livret Jeune.
Ils ne sont donc pas soumis au PFU.
L'existence de la Flat Tax ne signifie donc pas que tous les revenus de l'épargne sont imposables à un taux unique.
Quels sont les avantages du PFU ?
Le PFU présente principalement l'avantage de la simplicité.
Pour les revenus concernés, il permet :
- de connaître à l'avance le taux forfaitaire d'impôt sur le revenu ;
- de ne pas dépendre directement de la tranche marginale pour sa composante IR ;
- de simplifier certains calculs fiscaux ;
- de bénéficier du régime appliqué par défaut sans devoir exercer une option particulière.
Mais cette simplicité ne signifie pas qu'il soit systématiquement le régime le plus favorable.
Quels sont les inconvénients de la Flat Tax ?
Le PFU peut être moins intéressant dans certaines situations, notamment lorsque :
- votre tranche marginale d'imposition est faible ;
- vous percevez des dividendes permettant de bénéficier de l'abattement de 40 % au barème ;
- vous disposez de frais ou charges qui ne sont pris en compte qu'au barème ;
- vous possédez certains titres anciens permettant de bénéficier de règles particulières ;
- votre situation fiscale rend globalement le barème progressif plus favorable.
D'où l'intérêt de comparer les deux régimes sur l'ensemble de vos revenus concernés plutôt que de regarder uniquement le taux de 31,4 %.
Pour conclure : que faut-il retenir de la Flat Tax en 2026 ?
La Flat Tax reste le régime d'imposition par défaut d'une grande partie des revenus et plus-values issus des placements financiers, mais son taux de référence évolue en 2026.
Pour les revenus et gains concernés par le nouveau taux :
12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux = 31,4 %.
Il faut cependant retenir cinq points essentiels :
- La Flat Tax était de 30 % jusqu'à fin 2025 pour les revenus concernés par l'ancien taux de prélèvements sociaux.
- Le PFU s'applique par défaut : la case 2OP permet au contraire de choisir le barème progressif.
- L'option pour le barème est globale pour les revenus de capitaux mobiliers et plus-values concernés.
- Tous les revenus ne sont pas soumis au PFU : revenus fonciers, assurance-vie, PEA, SCPI ou certains produits d'épargne suivent des règles spécifiques.
- Il n'existe pas de règle universelle permettant d'affirmer que le PFU ou le barème progressif est toujours plus avantageux.
Pour une situation complexe ou lorsque les montants deviennent importants, une simulation personnalisée ou l'avis d'un professionnel de la fiscalité peut être pertinent.
📌 FAQ : tout savoir sur la Flat Tax et le PFU en 2026
Quel est le taux de la Flat Tax en 2026 ?
Pour les revenus et plus-values concernés par le nouveau taux depuis le 1er janvier 2026, la Flat Tax atteint 31,4 %, avec 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Pourquoi parle-t-on encore d'une Flat Tax à 30 % ?
Parce que le taux global était de 30 % jusqu'au 31 décembre 2025, avec 12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux.
La déclaration effectuée au printemps 2026 portant principalement sur les revenus perçus en 2025 peut donc encore faire apparaître cet ancien taux.
Que veut dire PFU ?
PFU signifie Prélèvement Forfaitaire Unique.
Il est également couramment appelé Flat Tax.
Est-ce que la Flat Tax s'applique automatiquement ?
Oui, pour les revenus et plus-values mobilières entrant dans son champ, le PFU constitue en principe le régime par défaut.
Si vous souhaitez choisir le barème progressif, vous devez exercer l'option correspondante dans votre déclaration.
À quoi sert la case 2OP ?
La case 2OP permet d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu à la place du PFU pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières concernés.
PFU ou barème progressif : lequel est le plus avantageux ?
Il n'existe pas de réponse universelle.
Le résultat dépend notamment :
- de votre TMI ;
- du montant et de la nature de vos revenus financiers ;
- des dividendes ;
- des plus-values et moins-values ;
- des abattements ;
- et des éventuels frais déductibles.
La Flat Tax s'applique-t-elle aux dividendes ?
Oui, les dividendes concernés sont par défaut soumis au PFU.
L'abattement de 40 % n'est pas appliqué avec le PFU mais peut être applicable aux dividendes éligibles lorsque le contribuable choisit le barème progressif.
Retrouvez notre guide sur l'imposition des dividendes.
La Flat Tax s'applique-t-elle aux revenus fonciers ?
Non.
Les revenus d'une location nue relèvent de la catégorie des revenus fonciers et non du PFU applicable aux revenus de capitaux mobiliers.
La Flat Tax s'applique-t-elle à l'assurance-vie ?
L'assurance-vie possède des règles spécifiques dépendant notamment de l'ancienneté du contrat, de la date des versements et du montant des primes.
Il ne faut donc pas appliquer automatiquement le taux global de 31,4 % à tous les retraits d'assurance-vie.
Pour comparer les contrats, consultez notre comparatif assurance-vie.
La Flat Tax s'applique-t-elle au PEA ?
Le PEA dispose de sa propre fiscalité.
La taxation dépend notamment de l'ancienneté du plan et du moment du retrait.
Les gains retirés après cinq ans sont notamment exonérés d'impôt sur le revenu dans les conditions prévues.
Retrouvez notre comparatif des meilleurs PEA.
Existe-t-il un seuil de 150 000 € pour bénéficier de la Flat Tax ?
Non, pas comme règle générale.
Le seuil de 150 000 € intervient notamment dans certaines règles spécifiques à l'assurance-vie, mais il ne conditionne pas l'application générale du PFU sur les dividendes, intérêts ou plus-values mobilières.
Faut-il être non imposable à l'IFI pour bénéficier de la Flat Tax ?
Non.
Le fait d'être assujetti ou non à l'IFI ne constitue pas une condition générale d'application du PFU.
Peut-on être dispensé de l'acompte de 12,8 % ?
Oui, selon le revenu fiscal de référence.
Pour les intérêts, les seuils sont de 25 000 € pour une personne seule et 50 000 € pour un couple.
Pour les dividendes, ils sont de 50 000 € et 75 000 €.
Cette dispense ne supprime toutefois pas l'imposition définitive et ne concerne pas les prélèvements sociaux.
Comment calculer rapidement la Flat Tax en 2026 ?
Pour un revenu pleinement soumis au taux global 2026 :
montant taxable × 31,4 %.
Par exemple :
10 000 € × 31,4 % = 3 140 €
dans une situation simplifiée ne comportant aucun régime particulier, abattement ou moins-value.